Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 18:44


A l'âge de quatorze ans, Steve "Lips" Kudlow et son meilleur ami Robb "Robb-O" Reiner font le serment de faire de la musique ensemble toute leur vie durant.
1977. Les deux adolescents super potes forment leur groupe et commencent à répéter, animés par une flamme peu commune. Leur groupe s'appelle Lips, il est canadien, et ces jeunes délaissent rapidement les études au grand dam de leurs parents pour se consacrer à leur passion.
En 1981, après avoir changé de nom pour Anvil, ils sortent un premier album de métal, du hard-rock old-school dirions-nous maintenant, mais qui change la face du monde. Hard'N Heavy contient l'une des premières chansons les plus speed jamais écrites "Bredroom Game".
1982. C'est la consécration, la gloire ! Ils tournent avec les plus grands (Bon Jovi, Scorpions, Whitesnake...) et sont considérés comme des demi-dieux ! Ils ont une bouille sympa, sont marrants, jeunes, un brin provocateurs et ce sont des stades qu'ils remplissent à chacune de leurs prestations.
Metallica, Anthrax, Slayer, Megadeth, Motorhead s'inspirent d'Anvil et ne tarissent pas d'éloge à leur sujet. Anvil est considéré par ses pairs comme l'étoile montante du hard-rock.
Mais...
Peu de temps après, c'est la désillusion. Mal conseillés, trop jeunes, Anvil se perd rapidement et tombe dans l'oubli.
Contre vents et marées, Anvil refuse la fatalité et ils sortent 12 albums en 30 ans. Ils n'ont pas d'argent de côté, ils font des petits boulots pour faire vivre leur famille mais la passion qui les anime est toujours intacte.
Anvil fait pourtant figure dans le milieu de métal d'un groupe de has-been, plus personne n'en entend ou presque parler et les compères en sont réduits à se produire dans des salles miteuses, devant 4 ou 5 personnes parfois. Quand au cachet, parfois il n'y en a même pas. Les galères se succèdent, mais pas une seule seconde le jovial chanteur guitariste "Lips" ne renonce. Ils ont frolé la gloire, ils sont tombés au plus bas et ils ne pourront que remonter ! Archi-positifs même si de (très) rares fois en proie au doute, leur foi est inébranlable !
Ok, ce sont des ados de 50 ans, mais tellement adorables ! Quand rien ne va plus, il y a toujours un petit coup de pouce du destin qui se met en branle. Par exemple, sur leur futur 13ème album, c'est la soeur de Lips qui vient prêter main forte à son frère en lui prêtant 12 000 livres pour qu'ils puissent enregistrer leurs chansons. Mais il faut bien avouer que leur situation n'est guère réjouissante pour les observateurs extérieurs.
Mais parfois, le petit coup de pouce n'est pas suffisant.

Non, il faut le GROS coup de pouce, celui que l'on espère et qui n'arrive quasiment jamais.

En l'occurence, le big coup de pouce viendra d'un de leurs plus grands fans, Sacha Gervasi, car Sacha n'a pas oublié.
Sacha n'a pas oublié que lorsqu'il était ado, il était fan d'Anvil. 
Sacha n'a pas oublié son premier concert avec Anvil où "Tout le monde était là y compris Lemmy de Motorhead. Anvil a littéralement cassé la baraque. Ils jouaient plus vite, plus hard et plus intensément que tous les autres groupes que j'avais pu voir. Et ils étaient à mourir de rire. Lips faisait des cabrioles avec son godemiché telle une harpie déjantée sous amphétamines. Il a même fait mousser la bière de Lemmy avec ce machin. Tu passais autant de temps à rire qu'à ânonner de la tête. Leur musique était assurément étonnante, pleine de fraîcheur et différente, mais on avait aussi le sentiment qu'ils ne savaient pas à quel point ils étaient des pointures. Ils prenaient juste leur pied."
Sacha n'a pas oublié sa première rencontre avec ce groupe si sympathique, après leur premier concert, alors qu'il était ado : "Après le concert j'ai réussi à pénétrer en coulisses et je me suis arrangé pour rencontrer mes nouvelles idoles (...) Ils ont passé autant de temps avec moi qu'avec les membres des autres groupes célèbres qui venaient les féliciter (...) A la fin de la nuit, ils m'ont dit n'être jamais venu à Londres auparavant et m'ont demandé si j'étais prêt à leur montrer la ville. Je n'en croyais pas mes oreilles ! J'allais être le guide d'Anvil ! On s'est donc vu lendemain et je les ai emmenés partout." 
Sacha n'a pas oublié non plus qu'Anvil, voyant ce gamin rêver, lui a offert une virée en tant que roadie en sa compagnie.
Sacha s'était vu proposer par Anvil, à 16 ans, d'être leur assistant sur une tournée américaine : "Je leur ai dit que je ne savais rien faire de particulier et que j'étais simplement un de leurs fans", raconte-t-il.
"et là ils m'ont répondu que tous leurs assistants étaient des fans. Que tout y irait bien. Comment aurais-je pu dire non ? (...) Cette tournée a été l'une des expériences les plus mémorables de ma vie (...) Les soirées d'après concerts étaient complètement allumées parfois – c'étaient les années 80 – mais le groupe me protégeait en toute occasion, allant même jusqu'à me faire sortir du bus lorsque les choses devenaient incontrôlables. Mon boulot comportait bien des facettes : de la mise en place de la backline jusqu'à la vente de tee-shirts et de cassettes audio après la fin du concert .Je n'oublierai jamais cette époque. J'ai vécu ce que la plupart de mes amis rêvaient de vivre."

Mais le temps passe et Sacha se détache du groupe, puis les perd de vue.
Mais plus de 25 ans plus tard, il n'a pas oublié.

Car entre-temps, si Sacha avait appris à jouer de la batterie auprès de Robb Reiner, il s'est rapidement tourné vers le cinéma. C'est lui qui d'ailleurs signera le script du Le Terminal de Steven Spielberg en 2004. Bref, Sacha est devenu une pointure du 7ème art. Et il est temps pour lui de réaliser son premier film.

Aussi Sacha Gervasi décide-t-il de réaliser un documentaire sur son groupe fétiche. Il les contacte, eux aussi se rappellent très bien de lui, et Lips et Robb-O acceptent. Sacha va alors les suivre dans leurs pérégrinations avec une caméra. Il va vivre leurs galères incompréhensibles (par exemple, on assistera à la pire organisation d'une tournée pour un groupe de rock, montée par une fan improvisée manageuse, mais pas grave, les deux acolytes ne lui en voudront pas). Et transmettre tout ça sur pellicule.

Le long-métrage-documentaire "Anvil ! The Sory of Anvil" met en image l'épopée du groupe. "Anvil ! The Sory of Anvil" a été présenté en 2008 dans de nombreux festivals, parmi lesquels Sundance, Deauville ou encore Los Angeles où il a décroché le Prix du public. Il a également été élu Meilleur documentaire par l'Association des Critiques de Chicago en 2009. Et les prix ne cessent de tomber partout où il est proposé.

Car même si l'on n'apprécie pas la musique métal, la force de ce film réside dans la compréhension d'une passion, la volonté, la ténacité, l'amitié... Bref, que des concepts positifs mis en valeur malgré les difficultés que la vie nous assène. Pas besoin d'ailleurs d'être fan de métal pour apprécier ces valeurs, car ça aurait pu être sur la plus improbable des passions comme le montage d'une Tour Eiffel en allumettes, le résultat aurait été aussi passionnant.

Comment ne pas verser sa larmichette lorsque la dernière séquence - mon dieu j'en ai encore la chair de poule - nous envoie une baffe en pleine face ! Car allez, on peut l'avouer, tout se terminera bien et même plus que très bien ! La chance arrive enfin.

Epiloque :

Anvil revient actuellement au summum. AC/DC après avoir vu le film a contacté le groupe et leur a offert leur première partie sur toute une tournée de concerts. Puis Saxon a pris le relais... Bref, la gloire qui avait été si éphémère est présente. Et l''important est de ne jamais désespérer !


 Au final on retiendra que c'est l'histoire d'une amitié indestructible qui montre que les plus grands rêves parviennent à se concrétiser.
Par Accept
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 18:27


Qu'est-ce que les ricains n'inventent pas !
Par Accept
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 07:52

Catharina Hagen, dite Nina Hagen est née le 11 mars 1955 à Berlin-Est, d'Hans et Eva Maria Hagen, respectivement scénariste et actrice, qui divorcent lorsque Nina est âgée de deux ans. Huit ans plus tard, Eva Maria se remarie avec le poète et chanteur dissident Wolf Biermann qui aura une grande influence sur Nina.

Nina quitte l'école à 16 ans et en 1972, après avoir échoué à l'examen d'entrée à l'école gouvernementale d'acteurs, elle se rend en Pologne où, pendant quelque temps, elle interprète au sein d'un groupe des chansons de Janis Joplin et Tina Turner.

L'année suivante, de retour à Berlin-Est, elle intègre le Studio für Unterhaltungsmusik (atelier de musique populaire) duquel elle ressort diplômée un an plus tard. Suivent alors des mois de tournée sur les routes d'Allemagne de l'Est où elle se produit avec l'Alfons Wonneberg Orchestra. Lassée de ces tournées, elle monte un premier groupe, Automobil, avec lequel elle chante le titre Du hast den Farbfilm vergessen devenu mythique. Elle monte ensuite, quelques mois plus tard, un autre groupe appelé Fritzens Dampferband.

Mais en 1976, Wolf Biermann est déchu de sa nationalité est-allemande. Devenus indésirables, Nina, sa mère et son beau-père quittent Berlin-Est et s'installent à Berlin-Ouest.

En 1977, Nina gagne Londres et fréquente assidûment la scène punk. De retour à Berlin, elle monte un nouveau groupe et enregistre son premier album, Nina Hagen Band. Dès sa sortie, l'album dévoile une artiste talentueuse, charismatique, à la voix hors norme, qui trouve son public.

En 1979, Nina sort son second album, Unbehagen, dans lequel elle interprète African Reggae (chanté en allemand et anglais) qui devient un tube. Elle se sépare ensuite de son groupe et décide de poursuivre une carrière solo. Elle s'installe aux États-Unis, devient bouddhiste, voit des ovnis multicolores et, le 17 mai 1981, donne naissance à une fille prénommée Cosma Shiva Hagen. En 1982, sort NunSexMonkRock, son premier album solo en anglais qui est un curieux mélange de punk, funk et opéra.

En 1983, elle enregistre Angstlos, produit par Giorgio Moroder et où figurent le tube New York/NY et une célèbre reprise de Zarah Leander. Mais, ses apparitions en public sont pour elle de plus en plus l'occasion d'exposer ses idées au sujet de Dieu, des extraterrestres, des droits des animaux et de la politique.
En 1985, l'album Nina Hagen in Ekstase est suivi d'une tournée internationale avec la participation de Lene Lovich (par exemple au Zénith).

En 1989, Nina fait une tournée en Allemagne, pour la promotion de son nouvel album, Nina Hagen. Installée à Paris avec sa fille, elle donne naissance à son fils Otis en 1990. En 1991, elle repart sur les routes à travers l'Europe pour la sortie de son nouvel opus, Street et enregistre une version allemande de la comédie musicale Hair.

Entre 1993 et 1996, elle enregistre trois albums : Revolution Ballroom, probablement l'un de ses disques les plus aboutis, puis FreuD Euch et Beehappy. En 1998, elle devient animatrice d'une émission hebdomadaire sur la chaîne britannique Sci-Fi Channel avant de repartir en tournée en Allemagne.

 

Par Accept
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 10:03


Une ballade moins écologique que celle du "Camino del Rei", mais tout aussi impressionnnante.
Par Accept
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 14:28


Après Super Mamie, voici Super Papy.

L'histoire : Tom Slick, 67 ans, de Chicago, prend le bus et demande à son ami Bob de lui prêter ses chaussures (des "Stacy Adams") pour se rendre aux funérailles de sa mère décédée. C'est alors que le type en face qui se mêle de tout et de rien prend part à la conversation, accusant Tom de racisme. Tout ce qui débute par un malentendu prend alors de l'ampleur... Le ton monte, Tom va même essayer de désarmorcer la situation en se plaçant près du chauffeur de bus mais se fait rattraper par l'homme très agressif. Tom se défend et flanque une formidable dérouillée à son adversaire.
Cette vidéo est d'ailleurs disponible sur le net.
Or bien mal en a pris à l'homme qui a cru bon de remettre à sa place Tom. En effet, l'homme avait déjà fait 18 ans de prison pour meurtre, était sous liberté conditionnelle (qu'il ne respectait pas) et du coup va se prendre pour 25 ans de prison supplémentaire !
Comme quoi, parfois, il vaut mieux rester à sa place.

Voici l'interview de Tom après l'altercation. Tout le monde le considère comme un héros, lui se voit comme un type agé, normal, avec ses faiblesses - il avoue avoir fait lui aussi 14 ans de prison, et comme un bon citoyen américain. On peut ne pas cautionner tous ses dires, il n'en demeure pas moins que son entrevue est émouvante et le personnage sympathique.
Par Accept
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